L’hostellerie des dames

© Henri Gaud/Editions Gaud



 

L’hostellerie des dames

Cet édifice du XVIe siècle a d’abord été affecté à l’accueil des épouses qui accompagnaient les visiteurs de l’abbaye, nobles ou riches hommes d’affaires
qui, seuls, avaient le droit de franchir la clôture monastique. Plus tard, le bâtiment servit de taverne où les moines commercialisaient leur vin. Au XIXe siècle, il devint école primaire avec logement de l’instituteur.
L’association « Renaissance de l’Abbaye de Clairvaux » a entrepris (1992-1997)
la restauration complète du bâtiment alors abandonné en y créant notamment
une salle d’accueil pour les visiteurs et une salle d’exposition à l’étage.

 

 

La chapelle de la prison des enfants

 



 

La chapelle de la prison des enfants

La porte d'entrée des visiteurs de l'abbaye donne sur une petite chapelle

(style néogothique) construite en 1860 dans l'espace jadis affecté aux chevaux

et carrioles au père abbé et transformé en “colonie agricole” pour les jeunes

délinquants de l'époque.

 

Le bâtiment des convers

© Henri Gaud/Editions Gaud



 

Le bâtiment des convers

Les frères convers étaient des religieux chargés de la mise en valeur des
domaines de l’abbaye, alors que les moines de chœur consacraient leur temps
à la prière, à l’étude et à la copie des manuscrits. Le Bâtiment des convers,
long de 74m, avec cellier et réfectoire semi-enterrés et dortoir à l’étage, comprend
13 travées à trois nefs par niveau. Le cellier est voûté d’ogives en plein cintre et l’ancien dortoir possède des voûtes d’arêtes. On pense que ce bâtiment a été commencé avant la mort de Saint Bernard. Par son espace, sa lumière et la pureté
de ses lignes, l’édifice reste un témoignage irremplaçable de l’architecture cistercienne du XIIe siècle. L’acoustique remarquable du dortoir en fait aujourd’hui
un espace privilégié pour la musique.

 

 

Le lavoir des moines

© Henri Gaud/Editions Gaud



 

Le lavoir des moines

Cette grande salle construite au XVIIIe siècle, très haute, est particulièrement
imposante avec ses deux nefs voutées d’arêtes séparées par une rangée
de grands piliers carrés. Elle a d’abord servi de double moulin (à farine et à huile)
dont les meules étaient actionnées par l’eau du canal qui la longe.

La farine allait directement dans des fours à pain. Au XIXe siècle, la prison transformera les lieux en lavoir en créant un splendide bassin pour rincer le linge bouilli dans les fours conservés. C’est aujourd’hui un restaurant à la fois
pour le personnel pénitentiaire et pour les groupes qui visitent l’abbaye
et souhaitent se restaurer dans ce bel endroit. C’est évidemment une erreur historique de l’appeler “lavoir des moines” mais comment le rebaptiser contre plus d’un siècle d’usage par ceux qui le fréquentent tous les jours ?

 

 

Le grand cloître des moines

© Henri Gaud/Editions Gaud



 

Le grand cloître des moines

Six siècles après sa fondation par saint Bernard, l’abbaye de Clairvaux connaît
au XVIIIe siècle une transformation profonde de son architecture. Alors que la plupart des abbayes du royaume survivent péniblement des conséquences de la Réforme, Clairvaux est restée prospère avec ses 20 000 hectares de forêts, de vignes et de terres labourables. Les moines aspirent à plus de confort, démolissent une large partie des bâtiments médiévaux et s’offrent un immense ensemble monumental encadrant une vaste cour carrée. Chef d’œuvre de l’architecture classique, ce Grand cloître perpétue la rigueur et la sobre majesté de l’esprit cistercien.

 

 

Le grand cloître des détenus

© Henri Gaud/Editions Gaud



 

Le grand cloître des détenus

La Révolution chasse les moines et vend le Grand cloitre à un industriel qui ne fera pas fortune et laisse les lieux à l’abandon. En 1808, Napoléon rachète Clairvaux pour en faire la plus grande prison de son temps et le Grand cloître en devient le bâtiment principal. Un entresol est construit pour en augmenter la surface car les dortoirs vont accueillir 2700 condamnés pendant le XIXe siècle. Des drames successifs marqueront cette période et notamment l’affaire Claude Gueux, illustrée par l’extraordinaire récit qu’en fit Victor Hugo. La loi de 1875 rendant obligatoire l’enfermement cellulaire, l’administration pénitentiaire va alors installer les sinistres “cages à poules” qui seront utilisées jusqu’en 1970, date de la construction de bâtiments modernes à l’empla-cement de l’ancienne abbatiale. Le Grand cloître des détenus est resté en l’état et sa visite, très émouvante, est une occasion de réflexion sur l’enfermement et la liberté .

 

 

Le réfectoire des moines

 



 

Le réfectoire des moines

Les derniers abbés de Clairvaux ne résistent pas à la tentation d’aménager au sein
du Grand cloître un splendide et vaste réfectoire avec plafonds décorés de trophées en stuc, lambris enchâssant des médaillons peints et sols de belle pierre blanche
et cabochons noirs. Pourtant, les moines n’en profitèrent guère, chassés par la Révolution. En 1808, l’abbaye devient la plus grande prison française.

Les pierres de l’abbatiale médiévale sont abandonnées à l’entrepreneur chargé des travaux. Pour que les détenus bénéficient quand même d’un lieu de culte, le réfectoire devient chapelle. Elle le restera jusqu’en 1970 avant d’être abandonnée aux chouettes qui hantent son espace délabré, étonnant vestige hors du temps, à qui la musique redonne mystère et spiritualité.

 

 

La grange

 



 

La grange

Elle est située à l’intérieur du mur d’enceinte, au confluent de la petite rivière
qui prend sa source à la Fontaine Saint Bernard (splendide clairière au cœur de la forêt à 3 kilomètres de Clairvaux) et du long canal créé par les premiers moines
pour dériver les eaux de l’Aube vers l’abbaye. Les moines étaient grands consommateurs d’eau pour les viviers des carpes, les roues des moulins
et de la forge, l’assainissement des bâtiments. La grange possède la belle charpente traditionnelle des granges cisterciennes à trois nefs, avec de grands toits de tuiles plates descendant latéralement très bas. Elle n’a été construite qu’au XVIIIe siècle mais en respectant la belle forme donnée à toutes les granges réalisées par l’abbaye depuis le XII°siècle dans le Pays de Bar-sur-Aube.